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Patrimoine naturel

A LA DECOUVERTE DES FALAISES

 

Les falaises de craie de la côte d'Albâtre sont typiques de notre paysage local et s'étendent de l'estuaire de la Seine à celui de la Somme sur environ 120 kms de côte.

Hautes de 106 mètres à Criel-sur-Mer au Mont-Joli-Bois, elles dominent la mer de leur impressionnante verticalité.
 

Les falaises sont des archives exceptionnelles de l'histoire géologique de la bordure Nord-Ouest du Bassin Parisien.

Il y a 100 millions d’années, la Haute-Normandie était recouverte d'une mer peu profonde sous un climat de type tropical. Les falaises se sont découvertes suite à une baisse du niveau de la mer et à une montée du plancher océanique.

 

 Les falaises se sont formées à partir de l’accumulation de squelettes calcaires et de certains organismes vivants du Crétacé. En s'approchant, on distingue parfois des fossiles d'animaux marins datant du Crétacé : moules internes, coquilles, éléments dispersés d'organismes marins comme des radioles d'oursins, des dents de requin...

 

Le front des falaises recoupe parfois des galeries et cavités appartenant à des réseaux anciens de circulation souterraine. Environ 35% des précipitations, les pluies efficaces, atteignent la craie par infiltration diffuse à travers les minuscules pores des roches ou par des conduits naturels et des marnières d'origine humaine (cavités creusées pour extraire de la "marne"). La légende dit que les plus démunis habitaient les trous de falaises, " les gobes ", jusque vers 1929 !

L'érosion de la falaise est conditionnée par la conjonction des agents météoriques et hydrodynamiques. La falaise recule de 23 cm en moyenne chaque année.


La plage de Mesnil-Val a obtenu le Label "Pavillon Bleu" pour la 4ème année de suite, symbole d'une qualité environnementale exemplaire.

(en photo : les falaises de Mesnil-Val)


 

 

 

 

LA MYSTERIEUSE AVENTURE DU GALET

 

 

Après chaque éboulement, des blocs de silex se libèrent de la craie au pied des falaises.

La craie est partiellement dissoute et mise en suspension dans l'eau. Les blocs de silex sont roulés par le flux et le reflux des marées. Les silex s'entrechoquent sous l’énergie des vagues, toutes les parties saillantes et fragiles sont polies par la mer et par le sable.

Le galet perd environ 30% de sa masse ( qui se transforme ... en sable !). Ils s'arrondissent en 7 à 9 mois. Plus le galet est petit, plus longue est l'usure qu'il a subi. Nous avons sur notre côte le galet le plus riche en silice, jusqu'à 99,9 % de pureté. Le galet se déplace d'un kilomètre par an vers le Nord, poussé par la marée montante.


Chaque galet est unique et porte la trace de sa longue histoire : il est criblé de milliers de minuscules impacts, de ces chocs qui l'ont sculpté ... son ancienne gangue de craie n'est plus qu'un lointain souvenir !

(photo d'Audrey Sohier, photographe-reporter professionnelle)

 
 
Les galets s'accumulent au pied des falaises et les stabilisent. Ils constituent un rempart naturel contre l'attaque des vagues qu'on appelle " le cordon littoral".
 
Dès la fin du XVIIIème siècle, les habitants utilisaient les chevaux pour ramasser ces sédiments issus de la décomposition de la roche.
En 1872 s’ouvrait la ligne de chemin de fer de Dieppe à Eu, avec la gare de « Criel – Touffreville » située près du viaduc qui enjambe l’Yères. La ligne était utilisée pour le transport des galets, expédiés dans le monde entier, dont l'exploitation était devenue une véritable industrie entre 1950 et 1972.
 
Ils étaient utilisés pour des usages variés tels que les matériaux de construction (revêtements, peintures routières antidérapantes, bétons spéciaux…), la peinture, le dentifrice, le sablage des pièces métalliques, pour des systèmes de filtration, la fabrication du papier de verre ... Ils étaient aussi destinés à l'industrie pharmaceutique, à la faïencerie et à la céramique. Leur pureté en silice en fait toujours un matériaux recherché.
Durant les cent dernières années, on estime à 3 millions de m3 le stock de galets prélevés par l’homme. Le ramassage des galets est encore autorisé à l’entrée de la Baie de Somme. A Cayeux-sur-Mer et à Hourdel se trouvent plusieurs usines exploitant les galets, marins ou terrestres.
 
Depuis 1985, le ramassage des galets est interdit sur le littoral de la Seine-Maritime : une mesure visant à assurer la protection des falaises contre l'érosion, qui ne peut que contenter les amoureux du littoral, attentifs à ce paysage qui a traversé des millénaires.
(en photo : entre Mesnil-Val et Criel-Plage)
 
 
 
 

LES ANIMAUX MARINS

 

Entre Dieppe et la Baie de Somme, le long de la côte Crielloise, on peut rencontrer des dauphins, des phoques et des veaux marins en kayak de mer, une manière des plus respectueuses pour profiter des beautés de la grande bleue ! La présence des hommes en mer éveille la curiosité de ces mammifères malicieux qui peuvent s'approcher de l'homme.

 

Espèces de haute valeur patrimoniale, rappelons l'importance de respecter leur mode de vie.

(en photo : un Dauphin accompagne Rand'Eau Kayak, le Club de Kayak de Criel-Plage)

 

 

 

 

LA FLORE DES FALAISES

 

Mesnil-Val est l'une des dernières stations de la côte où l'on peut observer le fameux chou

" Crambé Maritime ".

Cette plante présente de larges feuilles bleutées et observe une floraison rose crème au mois de Juin. Son impressionnant système racinaire lui permet de traverser des galets et d'atteindre la craie où elle puise les éléments nécessaires à sa survie.

 

Aujourd'hui le " Crambé Maritime " est devenu rare sur les plages Normandes. Sa cueillette est désormais interdite.

( Crambé Maritime pris en photo par Monsieur Leprêtre, Guide Nature )

 

 

 

 

 

LES OISEAUX

 

Bon nombre de Mouettes, Goélands, Fulmars Boréaux, Faucons Pèlerins ou Cormorans se laissent facilement approcher des promeneurs et des photographes. Le flanc des falaises, soumis aux contraintes du vent, des embruns et de son instabilité, est particulièrement préservé de la présence humaine. Les oiseaux disposent donc de vies idéales pour se reproduire et se nourrir.

 

Pendant les périodes de migration, les oiseaux font de fréquentes haltes en haut des falaises, le Pilpit Farlouse par exemple, accompagné de son prédateur l'Epervier d'Europe. Les oiseaux y trouvent des sites de reproduction : dans les cavités et les pentes herbeuses.

 

Six espèces nicheuses y ont été dénombrées : le Faucon Pèlerin, le Fulmar Boréal, le Grand Cormoran et les Goélands argenté, brun et marin. (en photo : un Goéland Argenté)

 

 

 

 

 

L'YERES, LA RIVIERE
 

L’Yères prend sa source à Aubermesnil-Aux-Erables et se jette dans la Manche à Criel-Sur-Mer.
L’alimentation de l’Yères se fait essentiellement par la nappe de la craie qui régule son régime. L'alimentation par la nappe est complétée par l'apport superficiel lorsque les précipitations sont plus soutenues.
 

Classée en cours d’eau de Première Catégorie piscicole, l’Yères héberge des espèces remarquables de poissons, notamment les Lamproies de Planer et de rivière, le Chabot, espèces d’intérêt européen, ainsi que la Truite de mer et l’Anguille.

L'Yères a été retenue comme Site d'Intérêt Communautaire (SIC) : les eaux de l’Yères sont de bonne qualité et propices à une bonne productivité biologique.

Les habitats aquatiques et humides recensés d’intérêt patrimonial et communautaire, ainsi que les espèces de poissons d’intérêt européen, ont permis de déclarer la Vallée de l'Yères en site Natura 2000.

 

 

 

 

 

 

 

LA VALLEE DE L'YERES


 

Pour ses paysages et ses villages protégés, pour la diversité de sa faune et de sa flore, tout le secteur entre les Sept-Meules et Criel-sur-Mer a une forte valeur patrimoniale.

 

L'ensemble subhalophile diversifié de l'estuaire de l'Yères présente une grande originalité écologique et constitue une zone refuge pour de nombreuses espèces végétales et animales menacées. A titre d'exemple, on peut signaler que dix espèces végétales inscrites sur la liste rouge de la faune et de la flore menacée de Haute-Normandie sont présentes dans l'Estuaire de l'Yères.

 

 

Au printemps, le naturaliste préfèrera une arrivée par la Vallée de l’Yères qui entaille des versants crayeux présentant généralement, du haut vers le bas, une frange de bois calcicole, une pelouse puis des cultures et friches sur craie.
 

Les prairies sèches calcaires offrent un cortège calcicole typique : Orchidées, Hélianthème, Chlore perfoliée, Parnassie, Polygala, Hippocrépide, Bugrane, Brize, Anthyllide, ainsi que des petits boisements originaux, acidiphiles à calcicoles, et des haies formant des corridors entre ces bois et le fond.

(en photo : l'Orchis Pyramidale fait partie des espèces protégées)

 

 

Vingt-cinq ZNIEFF ( Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique ) de type I ont été définies dans cette Vallée.

Elles recensent des prairies subhalophiles, des prairies humides, des mégaphorbiaies, des roselières, des sources, des pelouses calcicoles comportant des espèces rares et remarquables telles des orchidées (Ophrys bourdon, Céphalanthère à grandes fleurs, Orchis militaire, Dactylorhize de Fuchs), des papillons (Damier de la Succise, Thecla du bouleau, Zygène de la vesce), des criquets et des sauterelles (Criquet de la Palène, Phanéroptère falqué) pour ne citer que quelques exemples.

(en photo : Zygène de la Vesce)

 

 

A Criel-sur-Mer, la commune s'est engagée depuis quelques années dans une démarche respectueuse de l'environnement en n'ayant plus recours aux produits phytosanitaires et désherbants pour traiter les espaces communaux. Outre la préservation de la santé des utilisateurs de tels produits, de l'eau et de la terre, cette démarche s'accompagne d'un retour de prairies fleuries dans certains espaces enherbés qui ne sont ni traités ni tondus.

Les abeilles, maillon essentiel de la biodiversité, ne sont ainsi plus victimes des pesticides et retrouvent une source alimentaire avec la présence de fleurs sauvages.

 

 

 

 

Les habitats aquatiques et humides recensés d’intérêt patrimonial et communautaire, ainsi que les espèces de poissons d’intérêt européen, ont permis de déclarer la Vallée de l'Yères en site Natura 2000.
 

La roselière dégradée et la friche humide abritent, à la belle saison, le Rousserolle, le Phragmite des Joncs et le Bruant des Roseaux. Au bord de l'eau, le Martin-Pêcheur, le Colvert, le Râle d'Eau et l'Aigrette Garzette peuvent être observés. (en photo : un Martin-Pêcheur)

 

Ces sites ponctuels de fort intérêt écologique concernent également des fourrés à Genévrier, des pâturages, des petites forêts de ravins à fougères, des petites forêts alluviales, des peupleraies.

 


 

Balades en campagne, randonnées pédestres, activités nautiques, tout est réuni à Criel-sur-Mer pour passer des vacances au calme, loin des foules habituelles.